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La sécurité, un enjeu quotidien


Alors que la ‘Quinzaine de la Sécurité' approche, Randstad publie les résultats d'une enquête réalisée auprès des intérimaires sur les conditions d'accueil et de sécurité qui leur sont réservées dans les entreprises. État des lieux pour le secteur de la Mécanique, Maintenance, Électricité Industrielle, avec Florent Buisson.

Une note globale positive

Il ressort notamment de l'enquête* qu'une grande majorité des 260 intérimaires interrogés a une perception plutôt satisfaisante des conditions de sécurité (accueil, présentation des règles, équipements) ; sentiment sans doute renforcé par le fait qu'on n'hésite plus aujourd'hui à signaler un risque ou un problème, "ce qui est un changement assez récent et fondamental ", note Florent Buisson. Les intérimaires, dans près de 8 cas sur 10, se disent également satisfaits des conditions et du déroulement de leur mission ; ils ont une bonne perception de Randstad et sont nombreux à souhaiter retravailler dans la même entreprise.

Des améliorations attendues

· en termes d'évaluation : si les connaissances métier sont identifiées dans 65 % des cas et des tests métiers passés par 6 sur 10 des intérimaires, l'évaluation est encore insuffisante ;

· en termes de contrôles : "l'absence de contrôle des titres d'habilitation et des attestations de formation est préjudiciable sur le plan légal", rappelle Florent Buisson. Ils sont respectivement demandés dans 55 % et 65 % des cas seulement ;

· au cours de la mission : 12 % des intérimaires signalent avoir enfreint des règles de sécurité, notamment pour des raisons de délais ;

· au terme de la mission : 20 % des intérimaires seulement déclarent avoir bénéficié d'un bilan de fin de mission, encore trop peu utilisé.

Enfin, dans 3 cas sur 10, la mission ne correspond pas à celle annoncée : "des impératifs de chantier peuvent modifier au dernier moment les lieux d'affectation des intérimaires et de fait, la mission elle-même, remarque Florent Buisson. Or, un intérimaire peut fort bien convenir à un poste et pas à un autre, il ne faut pas hésiter à nous en parler."

Une prise de conscience générale

"La maintenance est le deuxième secteur le plus accidentogène en France, après le BTP", rappelle Florent Buisson. L'étude, présentée lors de réunions organisées avec des partenaires tels que l'AFIM (Association Française des Ingénieurs de Maintenance) ou l'IUMM, mais aussi avec des intérimaires, a donc suscité beaucoup d'intérêt chez les clients donneurs d'ordres. La démarche, qui donne la parole aux intérimaires, est en effet complètement nouvelle et met l'accent sur leurs attentes : contrôles, formations mais aussi remises à niveau.

"La saison d'été approche. Et la prochaine quinzaine de la sécurité, courant juin, est une occasion supplémentaire d'inciter nos intérimaires comme nos clients à la plus grande vigilance...", conclut Florent Buisson.

Propos recueillis auprès de Florent Buisson,

Chargé de développement des centres experts MMEI

 

*Enquête réalisée auprès de 260 intérimaires dont 63% d'électriciens industriels et 29% de mécaniciens de maintenance. 40% d'entre eux ont moins de 4 années d'expérience.