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Les conducteurs ont-ils les mêmes motivations et attentes en France, en Belgique et aux Pays-Bas ?

Pour la première fois, Randstad a interrogé plus de 1 500 conducteurs en France, en Belgique et aux Pays-Bas. L’étude* lève le voile sur leurs satisfactions et leurs attentes.

• Motivations : les Français aiment conduire !

Pourquoi devient-on chauffeur routier ? Pour les Français, c’est d’abord le plaisir de conduire (19 %) et la possibilité de devenir son propre patron (14 %). Pour les Néerlandais et les Belges, la perspective d’un métier agréable (respectivement 22 % et 13 %) et la liberté (18 % et 13 %).

• Principaux attraits du métier : l’indépendance et la liberté

D’une manière générale, l’indépendance et la liberté sont les principaux avantages perçus dans ce métier, quel que soit le pays.

• Des conducteurs fiers de leur métier et satisfaits

75 % des Français, 81 % des Belges et 82 % des Néerlandais éprouvent de la fierté à exercer leur métier. Une majorité des chauffeurs interrogés s’estiment ainsi satisfaits de leur vie : 66 % des Français, 78 % des Belges et 85 % des Néerlandais.

« À l’heure où la profession est confrontée à un problème d’attractivité, notamment en France, cette étude a le mérite de mettre en évidence l’image positive que les conducteurs routiers ont de leur profession », commente Caroline Savry, responsable du centre expert conduite sur route.

Comment alors renforcer l’attractivité de la profession ?

• Les horaires et les salaires, principaux motifs d’insatisfaction

Les horaires, souvent contraignants, sont la première cause d’insatisfaction des Français et des Néerlandais. Pour les Belges, il s’agit du salaire, qui arrive en 2e position chez les Français et en 4e position chez les Néerlandais.

• Un besoin de reconnaissance par la hiérarchie

Une grande majorité des chauffeurs estiment que leur manager reconnaît et apprécie leur travail. Ils voudraient toutefois avoir davantage d’explications sur les objectifs de leurs missions : ils ont besoin que leur manager donne un sens à leur travail. Sur ce point, moins d’un conducteur sur deux est satisfait (46 % en France, 44 % en Belgique et 38 % aux Pays-Bas). Résultat, plus d’un conducteur routier sur deux ne s’estime pas suffisamment considéré par ses supérieurs (52 % en France).

• Mieux intégrer les nouveaux conducteurs dans l’entreprise

40 % des conducteurs routiers disent ne pas avoir été bien intégrés lorsqu’ils ont rejoint leur employeur (présentation de la société, initiation…). Ce déficit concerne même 67 % des chauffeurs français. Les Français sont ceux qui déplorent le plus ce manque d’accompagnement, qui se traduit par l’absence tant d’objectifs à atteindre (63 % des Français) que d’informations relatives aux possibilités d’évolutions dans l’entreprise.

• Une vision positive de l’avenir

Les Belges et surtout les Français jugent que leur situation professionnelle s’est dégradée depuis cinq ans, mais ils sont optimistes pour l’avenir : ils pensent que les choses iront mieux dans les cinq années à venir. Les Néerlandais partagent cette vision optimiste. Mais eux estiment déjà que la situation s’est améliorée ces cinq dernières années.


* Méthodologie : étude menée en ligne aux Pays-Bas, en Belgique et en France, auprès de 1 505 conducteurs routiers, intérimaires et permanents, du 13 janvier au 15 mars 2011 (500 Français, 286 Belges, 719 Néerlandais).