Thomas D. a 25 ans et il vient de signer un contrat de social media manager au sein d’une agence de communication grâce à un point insolite de son CV. Il est officier de réserve de l’Armée de Terre, une pointe d’originalité qui le démarque des autres candidatures et qui lui permet de décrocher le poste. A la lecture de cette information, son nouvel employeur a estimé que Thomas avait une séniorité et une rigueur plus forte que les autres talents.

Marathonien, e-gamer, diacre ou percussionniste émérite ? Et si les centres d’intérêt et les loisirs devenaient un critère de sélection pour les recruteurs ? On connaissait le duo hard skills / soft skills (compétences techniques / compétences comportementales) mais voilà que les mad skills sont sur toutes les lèvres et que les « crazy people » sont à l’honneur.

L’idée est simple : valoriser des expériences personnelles extraordinaires et lors desquelles les candidats ont développé des compétences alternatives.

Le concept des mad skills est né dans la Silicon Valley et avait, jusqu’alors, séduit les start-up en quête de profils originaux et disruptifs. Le postulat est la transférabilité et la transversalité des compétences. Par exemple, un passionné d’aquarelle sera patient et créatif, une ancienne miss France aura une aisance orale, un free rider le goût du risque.

Pour les recruteurs, les « compétences folles » sont un nouvel indice pour cerner une personnalité et son potentiel, et pour les talents, elles représentent un fort levier de différentiation.

La mutation du monde professionnel en cours et la volatilité des compétences techniques poussent les recruteurs à se focaliser davantage sur le savoir-être et sur les compétences transférables des talents. Les détenteurs de mad skills ont donc le vent en poupe. Charge à eux de savoir valoriser leur parcours sportif, artistique, associatif… sur leur CV et lors des entretiens.

Et pour les talents qui n’ont pas de mad skills ?

Les mad skills ne suffisent pas et la conjugaison hard-soft-mad reste le tiercé gagnant d’une candidature solide.
Au sein d’une équipe, la diversité est indispensable et dans de nombreux secteurs, les profils conventionnels (aussi appelés « wise people ») sont toujours aussi prisés. Une tendance intéressante à suivre mais les cinéphiles et les joggeurs du dimanche sont toujours dans la course !

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